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L’AGRICULTURE FAMILIALE A PETITE ÉCHELLE AU PROCHE-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

May 2015 - February 2017

Résumé du projet

Les études sur la petite agriculture familiale réalisées comprennent une synthèse régionale (en français, anglais et arabe) et six études nationales sur l’Egypte, le Liban, la Mauritanie, le Maroc, le Soudan et la Tunisie.

L’étude régionale souligne l’importance de la petite agriculture familiale pour le développement de la région, l’importance de l’agriculture en général pour le développement démographique et économique et les effets des politiques sur la petite agriculture familiale. Les rapports pays évaluent les défis et les solutions adaptées aux pays concernés.

Les études appellent au renforcement des capacités des institutions et des organisations de jeunes, coopératives et organisations de producteurs, à une gouvernance améliorée et à des politiques publiques spécifiques, y compris en termes d’égalité entre les sexes. Elles recommandent l’amélioration de la productivité et de l’efficacité des petites agricultures familiales, la prise en compte fondamentale de l’emploi rural et de la pluriactivité, l’amélioration des chaînes de valeur pour relier les petites agricultures familiales aux marchés, le renforcement de leur résilience face au changement climatique et l’amélioration des outils, définitions et méthodes statistiques pour mieux comprendre les petites agricultures familiales définies par d’autres critères que leur seule taille.

Objectifs

L’étude sur la petite agriculture et l’agriculture familiale dans la région Afrique du Nord – Proche Orient vise à faire une analyse comparative de la définition et de la place des petites agricultures familiales dans chacun des six pays étudiés (Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie), de leurs contributions à l’économie agricole et au développement rural, leurs rôles économique et social, ainsi que les politiques publiques et les mesures d’appui qui leur sont dédiées ou qui les impactent.

L'objectif final est de formuler des recommandations et des principes d’action pour soutenir et améliorer le fonctionnement de la petite agriculture, réduire sa vulnérabilité et consolider ses fonctions économiques, sociales et environnementales dans les pays. 

Activités

  • Atelier sur la méthodologie et les thématiques principales pour recueillir les commentaires des nombreux pays de la région présents, valider l’approche proposée, sélectionner les 6 pays d’étude et de finaliser des termes de références.
  • construction d’un cadre commun d’analyse, basé sur trois axes :

- Définitions et caractéristiques de la petite agriculture et de l’agriculture familiale, utilisation dans les politiques publiques, sources, évolution récente ;

- Changement structurel et ses caractéristiques dans le pays (approche macro, évolution de la démographie, de l’emploi, place de l’agriculture dans l’économie nationale, etc.) ;

- Formes et contenus des politiques publiques ciblant (ou non) les petits paysans,.

  • Analyse de données et documents existants et accessibles ;
  • Entretiens individuels auprès de personnes ressources afin de recueillir leurs avis d’experts sur l’adaptation des politiques publiques ciblant la petite agriculture et d'analyser l’efficacité et les niveaux de soutien reçus par cette paysannerie en particulier en vue d’explorer des voies d’amélioration de la situation des jeunes ruraux et des femmes.
  • Rédaction d’études de cas nationales, révélatrices d’innovations et de mécanismes de soutiens efficaces reçus par les petits paysans. 

Résultats, impact du projet

Les agricultures des six pays étudiés (Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie) sont majoritairement le fait de petits agriculteurs familiaux. La plupart d’entre eux sont dans un processus de précarisation lié au morcellement de leur patrimoine foncier, héritage des transmissions intergénérationnelles. Aider au développement de cette petite agriculture familiale ne peut plus aujourd’hui se baser sur la seule intensification agricole (car la faiblesse de la taille des exploitations ne permet pas de dégager suffisamment d’excédents commercialisables), ni sur une approche strictement agricole (car ces petites exploitations familiales ont déjà diversifié leurs sources de revenus hors de l’agriculture), pas plus que sur une dimension strictement productive (les transferts sociaux, notamment pour les retraites des agriculteurs aînés, ou pour les ménages les plus pauvres se justifient en termes d’équité et de solidarité intergénérationnelle).

Définir des politiques d’appui à la petite agriculture en luttant contre la pauvreté des ménages agricoles ne peut donc pas se réduire à intensifier leurs pratiques agricoles ou d’élevage : les politiques publiques doivent aussi porter (i) sur l’accès aux ressources (eau, terre), sur l’organisation des filières (pour qu’une part substantielle de la valeur ajoutée reste au niveau des producteurs), (ii) sur l’organisation collective de ces petits producteurs familiaux ( économies d’échelle sur  la mécanisation, l’approvisionnement, la transformation des produits agricoles, l’accès et la gestion des ressources communes).

Ces politiques doivent aussi se diversifier pour porter (iii) sur les politiques sociales (droit à la retraite pour les exploitants agricoles âgés, accès à une éducation et à des soins de santé de qualité, égalité de genre, non travail des enfants, accès aux services culturels (iv) sur les politiques d’aménagement du territoire (émergences de villes secondaires, infrastructures routières, sociales et culturelles en zone rurale, sécurité des personnes et des biens). 

Principales publications

Tous les rapports sont disponibles en ligne sur le site suivant /

http://www.fao.org/neareast/news/view/fr/c/472833/

Coordinator

The Food and Agricultural Organization of the United Nations (FAO) - Italie

Source de financement : FAO, CIRAD, CIHEAM-IAMM
Programme et contacts : Alberto Impiglia – FAO – Coordinateur de l’Initiative Régionale sur l’Agriculture Familiale à petite échelle pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord - Alfredo.Impiglia@fao.org Ana Pizarro – FAO Le Caire – ana.pizarro@fao.org Pascal Bonnet – Cirad – Adjoint au directeur du département Environnements et Sociétés - pascal.bonnet@cirad.fr Christine Ton Nu – CIHEAM-IAMM – Adjointe au directeur - christine.tonnu@iamm.fr
Budget total : 286 000,00 €
Partners :
  • Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) - France
  • International Center for Advanced Mediterranean Agronomic Studies– Mediterranean Agronomic Instituteof Montpellier (CIHEAM-IAMM) - France